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vendredi 18 mars 2016

Le Bonheur National Brut

Couverture Le bonheur national brut





Auteur : François ROUX
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : -
Pages : 764
Prix : 8,90€
Date de Publication : 04/01/2016








Synopsis :

Le 10 mai 1981, la France bascule à gauche.
Pour Paul, Rodolphe, Benoît et Tanguy, dix-huit ans à peine, tous les espoirs sont permis.
Trente et un ans plus tard, que reste-t-il de leurs rêves, au moment où le visage de François Hollande s’affiche sur les écrans de télévision ?
Le bonheur national brut dresse, à travers le destin croisé de quatre amis d’enfance, la fresque sociale, politique et affective de la France de ces trois dernières décennies. Roman d’apprentissage, chronique générationnelle : François Roux réussit le pari de mêler l’intime à l’actualité d’une époque, dont il restitue le climat avec une sagacité et une justesse percutantes.


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Mon Avis :

Deuxième lecture du mois de mars pour le prix des lecteurs du Livre de Poche. Comme le dit la quatrième de couverture, nous suivons quatre amis de lycée, Paul, Rodolphe, Benoît et Tanguy, dans leur apprentissage de la vie tout simplement.
Après leur bac, au moment où nous les rencontrons, Paul forcé par son père à faire médecine se découvre une vocation pour le théâtre, Rodolphe s'engage en politique, Benoît choisit de se consacrer à sa passion pour la photo, et Tanguy trace son chemin dans le milieu de la finance.
Nos quatre héros sont pleins d'espoir, de convictions (voir de certitudes) et d'ambitions, que ce soit d'un point de vue politique, personnel ou professionnel. Cependant, à l'heure de faire les comptes à la moitié de leurs vies respectives, le bilan est loin d'être réjouissant.

"Nous avions tellement voulu grandir et nous frotter à la vie que nous en avions oublié de préserver la part la plus belle de nous-mêmes : notre innocence."

Alors est-on forcément déçu avec le temps qui passe? Car sans vous dévoiler la fin, aucun des quatre amis n'a réellement un happy end. Cependant, le livre termine sur une fin ouverte qui nous laisse le choix de notre interprétation.

Concernant les personnages, il n'y en a pas un qui est sorti du lot pour moi, dans le sens où je ne me suis pas sentie plus proche de l'un que d'un autre. Malgré le fait que les quatre garçons peuvent être quelques fois un peu archétypaux, aucun n'est parfait : ils sont facilement compréhensibles de ce fait car nous nous retrouvons forcément en eux d'une manière ou d'une autre. Par ailleurs, ce sentiment est accentué par le fait que l'auteur les place dans un contexte politique, géographique, sociétal, qui est le nôtre. Nous avons vécu les évènements qu'ils traversent et nous reconnaissons dans leurs réactions.

Enfin, l'écriture de l'auteur est des plus fluides et, de mon point de vue, va à l'essentiel. Mais malgré tout ceci, ce livre n'est pas un coup de cœur car il y a un évènement dans les cinquante dernières pages qui est arrivé pour moi comme un cheveu sur la soupe.  J'ai eu le sentiment d'une obligation de rajouter du "réalisme" ou de l'empathie avant de terminer l'histoire. Et cela m'a semblé d'aucune utilité.

Cependant, je conseille cette lecture aux personnes qui avaient lu et aimé "Le Club des Incorrigibles Optimistes" de Jean-Michel GUENASSIA car c'est un peu la même ambiance que l'on retrouve dans ce livre avec cette dynamique de groupe.
Je vais terminer cette chronique par les dernières phrases du roman qui le concluent brillamment :

"C'est certain, le bonheur n'est pas du tout une affaire sérieuse. C'est même, j'en suis convaincu, la seule chose au monde que l'on devrait prendre à la légère."


16/20



3 commentaires:

  1. Salut,
    Je viens, hier soir, de le terminer, et il a été mon coup de coeur. Je n'ai pas lu Le Club des incorrigibles optimistes, je le note dans ma wish list !
    Quel a été ton coup de coeur pour Mars ?

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    1. Salut,
      Je n'ai pas encore lu le troisième. Mais de prime abord c'était celui qui me tentait le plus. Je te dirai. ;)

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  2. J'oubliais, voici ma chronique :
    http://bibliza.blogspot.fr/2016/03/le-bonheur-national-brut-francois-roux.html

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