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jeudi 21 janvier 2016

CHRONIQUE


Tu tueras le Père, Sandrone DAZIERI
Editions Robert Laffont - Collection La Bête Noire, 666 pages, paru le 08/10/2015, 21,50€
 
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Synopsis :
 
Le Père est là, dehors, quelque part. La cage est désormais aussi vaste que le monde, mais Dante est toujours son prisonnier.
Non loin de Rome, un homme affolé tente d'arrêter les voitures. Son fils de huit ans a disparu et le corps de sa femme gît, décapité, au fond d'une clairière.
Le commissaire Colomba Caselli ne croit pas à l'hypothèse du drame familial et fait appel à un expert en disparitions de personnes : Dante Torre. Kidnappé enfant, il a grandi enfermé dans un silo à grains avant de parvenir à s'échapper. Pendant des années, son seul contact avec l'extérieur a été son mystérieux geôlier, qu'il appelle « le Père ».
Colomba va confronter Dante à son pire cauchemar : dans cette affaire, il reconnaît la signature de ce Père jamais identifié, jamais arrêté...


Mon avis :

Je n'avais jamais entendu parlé de cet auteur italien avant cette parution, et quel talent. La trame, les personnages, l'écriture, tout m'a beaucoup plu.
L'histoire dans un premier temps et la façon dont elle est menée par l'auteur m'a totalement tenue en haleine. Les actions s'enchaînent, il n'y a aucun temps mort. Malgré le fait que ce roman est une brique, les pages défilent à une vitesse folle car nous sommes avides de connaître la suite et le fin mot de l'histoire.
Cette addiction est due selon moi à deux choses : la plume de l'auteur et ses personnages. L'écriture est fluide sans pour autant être basique. Il y a vraiment un soin apporté à la syntaxe et au style ( là où certains thriller pêchent le plus souvent selon moi ). Cette attention portée au texte se retrouve dans les dialogues entre les différents personnages, qui sont souvent jouissifs et drôles :
 
" Mais tu n'as pas besoin de dormir ?
- Je connaissais un type qui ne dormait jamais, répondit Dante.
- Et comment il a fini ?
- On lui a tiré une balle dans la tête, maintenant il dort un peu trop. "
 
Ce sont aussi ces échanges entre Colomba et Dante qui ont fait que je me suis réellement attachée à ces deux héros. Ils sont très travaillés et pas du tout manichéens. Ce qui est très appréciable. En effet, ils ont tous les deux des zones d'ombre, des actes répréhensibles à leurs actifs. Malgré tout, nous ne leur voulons que du bien. Nous vivons cette histoire avec eux, nous avons peur avec eux. Car oui ce personnage du Père, et la façon dont il est mis en scène ( une ombre, nous savons qu'il est là mais nous ne le voyons jamais ), glace le sang. Jusqu'au dénouement final totalement dingue où l'on découvre enfin qui est "LE PERE".
Mais, alors qu'on pense que cette histoire nous a révélé tous ces secrets, la dernière phrase de l'épilogue nous laisse encore une fois sous le choc. Et surtout dans l'espoir d'une suite avec ce duo Colomba/Dante absolument irrésistible.
La Bête Noire frappe fort pour sa première parution et nous promet de belles découvertes. Entrez dans l'antre de la Bête...
 
 
18/20
 

 



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